| | MARIE BASHKIRTSEFF Mise en scène : Dominique Noé Avec : Danièle De Cesare et Baltazar Montanaro Marie Bashkirtseff est née le 24 Novembre 1858 à Gravonzi en Ukraine et meurt de la tuberculose le 31 octobre 1884. On l’enterre à Paris au cimetière de Passy. Elle commence son journal en 1872 et le termine onze jours avant sa mort : « On voit les gens, ils vous parlent, on répond mais on est pas à la terre. Une indifférence tranquille, pas douloureuse, un peu comme un rêve à l’opium…il m’est impossible de monter l’escalier… » Le journal de Marie, ce sont douze années de sa vie. Elle s'y livre et s'y montre avec une lucidité souvent ironique et une intelligence critique. Elle s’y décrit à sa place, en tant que femme artiste dans une société où elle a le sentiment de ne pouvoir exister comme elle le voudrait. Elle y parle de sa maladie qui l’empêchera de développer ses dons multiples, de sa mort inéluctable mais à laquelle elle ne veut pas croire ; à l’amour auquel elle rêve à défaut de le vivre et de Dieu, Dieu qu’elle implore mais qui ne l’entend pas. Cette artiste, cette force créatrice nous donne l’exemple d’une lutte perpétuelle pour la reconnaissance de sa créativité, pour son esprit d’émancipation, pour sa lucidité face à la mort présente à chaque minute de son existence. Marie nous interpelle, nous touche au plus profonds de nos âmes et nous rappelle combien le courage est beau, surprenant, admirable, surtout lorsque la lutte est vaine. Adapté par Danièle de Cesare et mis en scène par Dominique Noé, la parole de Marie Bashkirtseff est l’expression la plus parfaite d’un combat mené par une femme, combat pour la liberté, personnelle, d’expression ou de pensée. | | | |